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Via Margutta à Rome: La rue des artistes

January 12, 2012 By: romeblogger Category: Rome

Cachée derrière la célèbre Escalinata de la Place d’Espagne, se trouve une petite rue où le bruit de la ville disparaît et l’arôme des fleurs trouve sa place, où les artisans locaux se mélangent avec des boutiques chic, des galeries d’art et des restaurants animés, pour revivre les années de la Dolce Vita. Tout cela est la via Margutta.

via <b>margutta</b> roma

 

Elle se trouve dans le Campo Marzio, celui que Fellini appelait le “quartier des étrangers”, anciennement c’était une rue d’étables et d’entrepôts pour les palais des alentours. Au Moyen âge, un artisan y a ouvert le premier atelier et peu à peu a surgi une industrie prospère, qui a attiré des artistes du monde entier. En 1855, commandé par le Marquis Francesco Patrizi, on y a construit un palais au numéro 54, où se sont habilité des studios pour que des artistes y vivent et y travaillent. Picasso, Stravinsky et Puccini sont quelques-uns de ses illustres locataires.

En 1953, elle est devenue énormément populaire avec le tournage de “Vacances à Rome”. Le personnage de Gregory Peck, Joe Bradley y avait son appartement. La rue deviendrait donc une zone exclusive, où vivraient des personnages célèbres comme Truman Capote. Federico Fellini et son grand amour, l’actrice Giulietta Masina, ont vécu au numéro 110, où ont peut voir une plaque humoristique avec leurs noms.

La même année a lieu l’exposition “Cento pintori via Margutta”(Cent peintres dans la rue Margutta), une initiative de quelques peintres qui voulaient donner vie à une rue qui avait toujours été un refuge naturel pour les artistes. C’est une exposition en plein air ouverte à tour le monde, où se présentent plus de 1000 œuvres d’auteurs nationaux et étrangers, attentivement sélectionnées. Elle se distingue par ce qu’elle fait connaître de nouveaux artistes et que c’est une grande occasion pour les amateurs d’art. Depuis lors, elle a lieu tous les ans, fin octobre.

En se promenant entre ses petits bâtiments pleins de lierre, on peut découvrir la Fontana delle Arti (Fontaine des arts), une singulière source de marbre dessinée par l’architecte Pietro Lombardi en 1927. Il s’agit d’une base triangulaire couronnée par un cube de pinceaux avec deux masques, en hommage aux artistes qui fréquentaient la zone pendant le 17ème siècle. Les masques, un triste et l’autre content, font allusion au fluctuant étant d’âme des artistes.

Entre les négoces locaux de ce petit éden dans le centre de Rome, on remarquera un magasin d’artisanat de cuir, dont les prix et la qualité sont élevés, un magasin de meubles d’époque, avec des articles de décoration style années 20, et une bijouterie qui appartient à Gianni Bulgari, avec des pièces uniques. Il y a aussi un magasin d’artisanat de marbre. Ses plaques peuvent s’acheter déjà faites ou demander le texte que vous désirez. Son aimable propriétaire offre souvent un plat de pâtes aux clients.

Si vous désirez prolonger la promenade, vous pouvez passer par la renommée Escalinata Española. À ses pieds, vous pourrez contempler la Fontana delle Barcaccia, une impressionnante sculpture de 1627. En montant l’Escalinata, vous trouverez l’église Trinità dei Monti, un joyau du gothique dont les fresques méritent une visite.

Image by Lalupa (Own work) [CC-BY-SA-3.0 or GFDL], via Wikimedia Commons

 


 

 

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françoise Only-apartments TranslatorTraduit par: françoise
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Revue de Roma, Federico Fellini

September 26, 2011 By: romeblogger Category: Rome

Roma est un des films les plus énigmatiques et d’essai de Fellini. Il a été présenté  pour la première fois en 1972, et il résulte être un film poétique et semi-autobiographique, puisqu’il montre de manière symbolique, le passage de Fellini de son village natal de Rimini jusqu’à Rome durant sa jeunesse. Le film est organisé en épisodes indépendants qui sont connectés entre eux, qui font une extrapolation non par le sens de la narration, mais plus par la symbolique de chacun.

roma <b>federico</b> fellini

Ils s’enchainent alors, non par ce qu’ils racontent mais par la force des images et leurs connotations entre eux. Il n’y a pas de personnage principal sinon la grande Rome, sur toutes ses possibles facettes et visages, durant toute l’histoire, une magie et un potentiel poétique qui concentre cette ville si ancienne et qui, parfois, a été le centre du monde.

La structure du film est un succès d’écriture alors fragmenté, où la présence de chaque personnage est emblématique et reste longtemps  fixée dans la rétine. Une des plus belles images est peut être celle d’un cheval blanc qui cavale au milieu du trafic, entre les voitures qui circulent lentement pour cause d’embouteillage et avec au fond un ciel aux tons gris. Le cheval galope entre les voitures, comme en essayant de faire la distinction entre le passé et le présent, la gloire et la décadence.  De la même manière, Fellini met toujours en contraste la vie durant la guerre fasciste en Italie face à sa contre partie des années 70, et démontre ainsi le changement radical de la culture d’alors. Ainsi, certaines scènes de la guerre montrent à de nombreux voisins se réunissant dans différents lieux publics de la ville ; restaurants, refuges, spectacles, qui après, sont contrastés avec la contre culture hippie, motards. Peut être aussi une des scènes les plus symboliques, avec  la comparaison de groupes de prostituées dans les bordels durant la guerre avec une passerelle fictive où se déroule un grand spectacle de mode observé par une audience religieusement décadente.

Ce film est sans aucun doute un clair exemple de comment dans un film, les recours poétiques peuvent être de la même manière une invitation insistante au questionnement social, qui apparemment chargé d’ambigüité, montre de manière très claire les grands changements et processus sociaux par lesquels une ville, si ancienne et importante comme Rome, passe sur une période de plus de 100 ans. Comme dans ses autres films, Fellini arrive à représenter ce que l’on pourrait appeler « l’esprit italien » : voluptueux, exagéré, plein  de couleurs  et  de volumes, de décadence, de vulgarité, de frivolité, de beauté, de gloire, de sensualité, de sexualité, de modernité et d’histoire.

Ce film est sans aucun doute, un document apprécié même vu et revu, il fait d’un voyage à Rome, une entreprise non seulement de tourisme, mais aussi d’archéologie, et pas seulement par les restes physiques qu’on laissé la culture, mais aussi vu à travers les différents portraits sociaux, de communautés et sous-cultures qui s’alternent dans un même espace.Si vous pensez voyager à Rome et vous êtes curieux de cette ville magnifique, Roma de Fellini ne fera que stimuler votre envie et curiosité pour la capitale italienne.

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Sollier Only-apartments TranslatorTraduit par: Sollier
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La fontaine de Trêve dans la Dolce Vita de Fellini

May 09, 2011 By: romeblogger Category: Rome

Malgré l’existence documentée d’au moins une douzaine de volumes qui abordent directement ou indirectement le phénomène, il reste encore à écrire le livre définitif qui relate la présence récurrente de la fontaine de Trêve à Rome dans le monde des projecteurs. Celui qui est peut-être le plus approché l’image de sa présence dans le rêve est Frédéric au Fellini dans l’inoubliable scène la Dolce Vita.

fontaine <b>treve</b> fellini

Là, Après une fête confuse le journaliste Marcelo (Marcelo Mastroianni) divague la nuit par les rues de Rome en suivant une actrice américaine, Sylvia, interprété par Anita Ekberg. La communication en trop de de peu d’aucune façon se basait sur le langage, puisque chacun méconnaît le parler de son possible interlocuteur. C’est probablement l’un des éléments constitutifs de l’attraction aveugle que Marcelo, aspirant écrivain en guerre contre les mots et leur représentation du monde, sans pour Sylvia, 40 contrats lequel semble ne pouvoir se donner que sur un plan différent à celui de la culture ou des concepts – que Marcelo juge insuffisant illimité -, un plan auquel conduit les invraisemblances des chemins de la nuit de Rome, avec ses ruelles ouvertes au risque du danger vénérable et ancestral, parfumées d’abîme, entremêlées par la musique des moteurs lointains, des pas menaçant, et le miaulement d’un chat nouveau-né, exposé violemment monde pour lequel il devient une question de vie ou de mort pour Sylvia de lui trouver de la nourriture, des parcours de quelque chose qui ne s’exprime jamais et qui ne prend pas forme mais que l’on peut sentir comme un mode d’accès vers l’autre côté, le côté où chacun commence à apprécier l’horreur du vide surabondant de l’existence, symbolisée et incarnée par les exubérantes courbes des formes de Ekberg.

Mais aussi ses cheveux, cette autre cascade qui tombe sur ces cinq une fois dans la fontaine, celle qui invite Marcelo à se baigner, dont la sensation quand il la voit à l’intérieur de ce magnifique colossal théâtre aquatique baroque de 26 m de haut et de 20 m de large dessiné par Nicolas Salvi au XVIIIe siècle et celle de celui qui contemple comme un spectacle non rendu avec la vitalité d’une expérience le déploiement du phénomène même de la vie.

La scène avait été préfigurée quelques heure auparavant, durant le jour, en haut d’une tour, lorsqu’après avoir poursuivi Sylvia en dehors par les étroits et sinueux escaliers de la des clochers du Vatican, une rafale inespérée devant lui arracha le chapeau libérant pour la première fois, au milieu du tonnerre d’une tempête marine de cloche et du pigeon vole, le mystère aquatique de ses cheveux. C’est, en retour, communié Tiffany Reagan de l’esprit cinq et avec lui le devenir même de l’être, exultant, prodigieusement beau.

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Il est curieux qu’une image très proche soit documentée dans les rêves masculins en relation à la fontaine depuis la fin de sa construction en 1762, abondant dans les trésors féminins et les arbres jaunes recouverts par les eaux. Ne manquez pas de la visiter quand vous lourez des appartements à Rome

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osito Only-apartments TranslatorTraduit par: osito
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El Parco della Musica

December 14, 2010 By: romeblogger Category: Rome

Une des scènes les plus touchantes probablement filmées par Federico Fellini , se trouve dans son film Roma. Dans cette scène nous sommes témoins de la frustration de plusieurs ouvriers municipaux qui travaillent sur l’ampliation d’une ligne de métro. On a peine à imaginer un travail plus abyssal que celui d’essayer de construire un transport souterrain dans la ville de Rome. Au lieu d’avancer dans l’espace, il semble que l’on recule dans le temps. Les strates et les plis chronologiques de la ville sont si nombreux que l’on n’arrête pas de tomber sur des restes archéologiques qui paralysent le chantier. C’est ce qui explique qu’à Rome, le métro, même si c’est un des plus vieux d’Europe, compte avec si peu de lignes et est si peu développé.

parco de la musica

L’équipe des ouvriers du film de Fellini vit une situation similaire à celle décrite. Ils ne peuvent pas avancer dans leur travail de génie civil parce qu’ils se trouvent avec quelque chose qui les en empêche. Ni plus ni moins que la villa romana des temps impériaux. Ils y trouvent, peu à peu, à la lumière de leurs casques, une série de mosaïques et de peintures. Un des hommes représenté a une ressemblance sinistre avec un des travailleurs du metropolitano. Et le, nous, regarde.

Quelque chose de semblable est arrivé pendant la construction du Parco della Musica (Vía P de Coubertin, 15 ) en 1995. On a trouvé alors une presse à huile et une villa romaine du siècle Ier avant Jésus Christ qui ont retardé les travaux de plus d’un an et ont finalement été incorporées au complexe à travers de la construction du petit musée où elles se trouvent actuellement.

Cette anecdote sert à illustrer la difficulté à faire des travaux de génie civil ou d’architecture moderne dans la capitale italienne. Le poids de l’histoire est si démesurément grand qu’il est difficile d’ériger des bâtiments qui osent être à la hauteur de son incomparable passé. Le Parco della Musica même, contient le siège de la Academia Nacional de Santa Cecilia qui, fondée en 1585, est une des institutions musicales les plus anciennes et prestigieuses du monde. Néanmoins, ce splendide ensemble architectonique œuvre de Renzo Piano – a qui nous devons, entre autres succès contemporains, le Centre Pompidou de Paris ( en collaboration avec Richard Rogers), l’aéroport de Kansaï (Osaka, Japon) ou le Centre Culturel Jean-Marie Tjibaou à Noumea (Nouvelle Calédonie) – démontrent que l’acharnement est possible et que Rome peut continuer à être, aussi au XXI siècle, au devant de l’avant garde architectonique.

Piano a dessiné les trois auditoriums principaux du parc en forme de luth, en laissant au milieu un auditorium en plein air. Entourés d’un exubérant jardin méditerranéen avec une prédominance d’oliviers, les murs d’une combinaison de verre et de brique rouge permetent d’entrevoir les restes de la villa romaine.

Paul Oilzum Only-apartments AuthorPaul Oilzum

À coté d’une programmation musicale toujours variée, le Parco est également le siège d’évènements comme les festivals de cinéma et de jazz de la capitale italienne. Si vous louez un des appartements à Rome contemplez-le et assistez en direct à la perpétuation de cet héritage architectonique colossal.

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Fellini et Rome

August 24, 2010 By: romeblogger Category: Rome

Federico Fellini est né à Rimini le 20 janvier 1920. Depuis toujours il a eu un gout spécial pour les histoires et le dessin en mouvement: la caricature.

fellini-et-rome

En 1936, étant adolescent, il participa à un campement du Parti National Fasciste qui se réalisait à Verruchio et de cette expérience il tira ses premières caricatures, qui se publièrent à La Diana de la Opera Nacional Balilla de Rimini sous le tire de “Campamenteros de 1936”. Pendant cette époque Fellini écrira ses premiers scénarios.

En 1944, après la libération de Rome, son amour pour les images le mena à ouvrir un magasin de portraits et de caricatures à Rome. Cette même année il travailla sur le scénario du film Rome ville Ouverte, de Roberto Rossellini, qui montre la position d’hommes communs face au fascisme.

Le film réalisé dans des espaces urbains est quasi la reconstruction de la réalité, où Ana Magnani, une des plus extraordinaires actrices italiennes de tous les temps, interprète une des scènes les plus célèbres du cinéma italien. C’était les débuts du néo-réalisme italien, avec sa charge de critiques à une société qui avait collaboré avec le fascisme et commençait à transiter à une modernité dessinée par les Etats unis pour l’Europe.

Le 30 octobre 1943 il se maria avec sa muse Giulietta Masina, qui sera la protagoniste de beaucoup de ses films.

Bien que Fellini ait travaillé le néoréalisme depuis les scénarios, son œuvre cinématographique est marquée par le surréalisme et le symbolisme qu’il avait commencé à développer dans son étape de caricaturiste. À la différence du néoréalisme, les personnages de Fellini sont exagérés, ils se meuvent dans un symbolisme onirique avec des traces d’humour satyrique.

Un de ses films les plus intéressants est la Dolce Vita, filmé en 1960. En lui il recueille la folie, le snobisme et l’hédonisme dénué de sens de la classe haute romaine, observée par le cynisme d’un journaliste médiocre qui rêve d’arriver à faire partie de cette classe. Une des scènes les plus célèbres du cinéma est celle que réalisa Anita Ekberg dans la Fontana di Trevi, où le vide se représente symbolisé par une charmante actrice qui s-échappe à son succès, dans la nuit romaine.

La Dolce Vita est le film de la filmographie italienne qui présente Rome dans toute sa splendeur et qui montre de forme magistrale les contradictions des années 60. Fellini s-introduit dans le monde chaotique des rues étroites de la ville et le contraste avec le vide aseptique de la modernité en construction, comme un avant-goût du monde à venir.

Un des maitres du cinéma universel et une des scènes qui sans doute a donné une identité à cette ville viendront inévitablement à la mémoire de tous ceux qui, pendant ces tièdes nuits d’été, louent un des appartements à Rome et passent par la Fontana de Trevi.