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Revue de Roma, Federico Fellini

September 26, 2011 By: romeblogger Category: Rome

Roma est un des films les plus énigmatiques et d’essai de Fellini. Il a été présenté  pour la première fois en 1972, et il résulte être un film poétique et semi-autobiographique, puisqu’il montre de manière symbolique, le passage de Fellini de son village natal de Rimini jusqu’à Rome durant sa jeunesse. Le film est organisé en épisodes indépendants qui sont connectés entre eux, qui font une extrapolation non par le sens de la narration, mais plus par la symbolique de chacun.

roma <b>federico</b> fellini

Ils s’enchainent alors, non par ce qu’ils racontent mais par la force des images et leurs connotations entre eux. Il n’y a pas de personnage principal sinon la grande Rome, sur toutes ses possibles facettes et visages, durant toute l’histoire, une magie et un potentiel poétique qui concentre cette ville si ancienne et qui, parfois, a été le centre du monde.

La structure du film est un succès d’écriture alors fragmenté, où la présence de chaque personnage est emblématique et reste longtemps  fixée dans la rétine. Une des plus belles images est peut être celle d’un cheval blanc qui cavale au milieu du trafic, entre les voitures qui circulent lentement pour cause d’embouteillage et avec au fond un ciel aux tons gris. Le cheval galope entre les voitures, comme en essayant de faire la distinction entre le passé et le présent, la gloire et la décadence.  De la même manière, Fellini met toujours en contraste la vie durant la guerre fasciste en Italie face à sa contre partie des années 70, et démontre ainsi le changement radical de la culture d’alors. Ainsi, certaines scènes de la guerre montrent à de nombreux voisins se réunissant dans différents lieux publics de la ville ; restaurants, refuges, spectacles, qui après, sont contrastés avec la contre culture hippie, motards. Peut être aussi une des scènes les plus symboliques, avec  la comparaison de groupes de prostituées dans les bordels durant la guerre avec une passerelle fictive où se déroule un grand spectacle de mode observé par une audience religieusement décadente.

Ce film est sans aucun doute un clair exemple de comment dans un film, les recours poétiques peuvent être de la même manière une invitation insistante au questionnement social, qui apparemment chargé d’ambigüité, montre de manière très claire les grands changements et processus sociaux par lesquels une ville, si ancienne et importante comme Rome, passe sur une période de plus de 100 ans. Comme dans ses autres films, Fellini arrive à représenter ce que l’on pourrait appeler « l’esprit italien » : voluptueux, exagéré, plein  de couleurs  et  de volumes, de décadence, de vulgarité, de frivolité, de beauté, de gloire, de sensualité, de sexualité, de modernité et d’histoire.

Ce film est sans aucun doute, un document apprécié même vu et revu, il fait d’un voyage à Rome, une entreprise non seulement de tourisme, mais aussi d’archéologie, et pas seulement par les restes physiques qu’on laissé la culture, mais aussi vu à travers les différents portraits sociaux, de communautés et sous-cultures qui s’alternent dans un même espace.Si vous pensez voyager à Rome et vous êtes curieux de cette ville magnifique, Roma de Fellini ne fera que stimuler votre envie et curiosité pour la capitale italienne.

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Fellini et Rome

August 24, 2010 By: romeblogger Category: Rome

Federico Fellini est né à Rimini le 20 janvier 1920. Depuis toujours il a eu un gout spécial pour les histoires et le dessin en mouvement: la caricature.

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En 1936, étant adolescent, il participa à un campement du Parti National Fasciste qui se réalisait à Verruchio et de cette expérience il tira ses premières caricatures, qui se publièrent à La Diana de la Opera Nacional Balilla de Rimini sous le tire de “Campamenteros de 1936”. Pendant cette époque Fellini écrira ses premiers scénarios.

En 1944, après la libération de Rome, son amour pour les images le mena à ouvrir un magasin de portraits et de caricatures à Rome. Cette même année il travailla sur le scénario du film Rome ville Ouverte, de Roberto Rossellini, qui montre la position d’hommes communs face au fascisme.

Le film réalisé dans des espaces urbains est quasi la reconstruction de la réalité, où Ana Magnani, une des plus extraordinaires actrices italiennes de tous les temps, interprète une des scènes les plus célèbres du cinéma italien. C’était les débuts du néo-réalisme italien, avec sa charge de critiques à une société qui avait collaboré avec le fascisme et commençait à transiter à une modernité dessinée par les Etats unis pour l’Europe.

Le 30 octobre 1943 il se maria avec sa muse Giulietta Masina, qui sera la protagoniste de beaucoup de ses films.

Bien que Fellini ait travaillé le néoréalisme depuis les scénarios, son œuvre cinématographique est marquée par le surréalisme et le symbolisme qu’il avait commencé à développer dans son étape de caricaturiste. À la différence du néoréalisme, les personnages de Fellini sont exagérés, ils se meuvent dans un symbolisme onirique avec des traces d’humour satyrique.

Un de ses films les plus intéressants est la Dolce Vita, filmé en 1960. En lui il recueille la folie, le snobisme et l’hédonisme dénué de sens de la classe haute romaine, observée par le cynisme d’un journaliste médiocre qui rêve d’arriver à faire partie de cette classe. Une des scènes les plus célèbres du cinéma est celle que réalisa Anita Ekberg dans la Fontana di Trevi, où le vide se représente symbolisé par une charmante actrice qui s-échappe à son succès, dans la nuit romaine.

La Dolce Vita est le film de la filmographie italienne qui présente Rome dans toute sa splendeur et qui montre de forme magistrale les contradictions des années 60. Fellini s-introduit dans le monde chaotique des rues étroites de la ville et le contraste avec le vide aseptique de la modernité en construction, comme un avant-goût du monde à venir.

Un des maitres du cinéma universel et une des scènes qui sans doute a donné une identité à cette ville viendront inévitablement à la mémoire de tous ceux qui, pendant ces tièdes nuits d’été, louent un des appartements à Rome et passent par la Fontana de Trevi.